Cross pompiers

7 février, 2010 par claude

Non décidément je n’aime pas cette discipline. C’est violent, éprouvant et salissant… Rendez-vous à 6h20 ce matin au Centre de Secours après une nuit courte pour un départ en convoi direction Mirebeau où a lieu cette année le rassemblement sportif des pompiers de la Côte d’Or. Arrivés sur place nous nous décidons à nous échauffer (surtout pour nous réchauffer !). Premier départ pour les jeunes puis place aux seniors et vétérans à 9 heures. D’entrée le ton est donné, ça part sur un rythme de fou. Passages herbeux, chemins blancs, les pompes accrochent le revêtement, tout va bien. Le peloton s’étire puis vient le temps des difficultés : deux côtes courtes mais bien raides et surtout de la boue, de la boue et de la boue. L’impression de courir dans une bauge de sanglier, la peur de déchausser à chaque foulée et de perdre mes godasses dans le sol gluant. Cardio au taquet, souffle court, aucun plaisir. La fin du parcours est plus facile, ça redescend et nous retrouvons des chemins dignes de ce nom. Je franchis la ligne hors d’haleine en 41’57’’. Classé 21ème de ma catégorie sur 152, si je maintiens le niveau de forme l’an prochain je pourrais faire quelque chose de sympa pour ma première année dans la catégorie Vétéran 1. S’en suit une longue attente, une longue proclamation des résultats, un long repas dans une bonne ambiance très décontractée puis retour au bercail pour une sieste bien méritée.

Demain je commence mon plan pour le semi-marathon de Nuits-Saint-Georges, pas vraiment d’originalité j’ai choisi le même que l’an dernier : 4 sorties par semaine et pas plus car l’emploi du temps professionnel va être chargé.

“J’Excel”

3 février, 2010 par claude

Mois de janvier tranquille avec 175 bornes au compteur, les conditions météo ont été rudes, néanmoins les réveils sont toujours aussi matinaux. Je tente de m’affûter pour le cross pompiers de dimanche, première participation à ce genre de course… Je n’ai pas de pointes je me contenterai de mes nouvelles Asics.

Je joins aujourd’hui un fichier Excel qui me sert de carnet d’entraînement depuis plusieurs années, je le trouve simple d’utilisation et assez précis dans le rendu. Je l’avais téléchargé à l’époque sur le site de Bruno Chauzi. Celui-ci a fait évoluer les versions mais je suis resté sur la troisième génération que je trouve largement suffisante concernant les infos contenues.

Deux fichiers : le modèle et mon année 2009 comme exemple.

entrainementmodle.xls

entrainement2009.xls

Mon Vieux en Haïti

17 janvier, 2010 par claude

Un article hors cadre aujourd’hui pour parler de mon père. Engagé de la première heure sur tous les fronts (idéologique, professionnel, humanitaire…). Ce matin il a la grande chance, l’immense honneur et la joie de faire flipper tous ses enfants et sa femme (Madame ma Mère) : il décolle pour Haïti.

Membre de l’Association « Secouristes Sans Frontières », formé et recyclé en permanence, il « attend » comme tous ses confrères les événements dramatiques, sans les souhaiter. Son heure est venue, en tant que logisticien, de faire ses preuves, d’enrichir son CV d’une façon on ne peut plus honorable.

Toutes les infos (et les possibilités de don) sur : http://www.ssf-france.org/

Je suis fier de toi Pater. Vivement ton retour pour les récits sans fin dont toi seul a le secret…

Le jour d’après

9 janvier, 2010 par claude

C’est aujourd’hui. Le jour d’après la cérémonie de présentation des vœux du Maire de la commune. Chargée dans tous les sens du terme. Que le crémant coule à flot ! Et que mon crâne me remercie au réveil !! Alors il est vrai que j’hésite à me lancer… Surtout quand j’ouvre les volets et que je vois à quoi ressemble la campagne ce matin : « le jour d’après », comme dans le film. Tout est blanc, un fort vent polaire renforce la sensation de brûlure sur la peau, tout bien quoi !

Comme il faut que je nettoie la tuyauterie je me décide à chausser les running, je n’oublie pas les gants ainsi qu’une petite dose d’ibuprofène et je pars direction la montagne St Pierre et l’antenne TDF. Sortie très difficile mais magnifique. L’impression d’être seul au monde dans les congères sur le plateau, les traces de gibier dans la neige, un lièvre effarouché au détour d’un bosquet, quel pied ! Cardio très haut mais je m’en fous, je savoure ma souffrance durant 15 bornes… Faut être un peu ravagé quand même… Mais le jour d’après (donc demain) je me réserve une bonne partie de glandage, canapé, feu de cheminée, donc il faut bien en baver un peu aujourd’hui !

Bilan

31 décembre, 2009 par claude

L’heure est venue de dresser un bilan de mon année sportive. 2 grands objectifs atteints : les 100 km de Millau et la SaintéLyon. 2009 restera pour moi l’année de la vraie réalisation personnelle, j’ai découvert l’ultra, avec la manière et les émotions. Au niveau kilométrique je totalise 2503 bornes, soit une augmentation de 25% par rapport à 2008. Je sais déjà que 2010 ne sera pas plus chargée, pas d’ultra en prévision.

Un projet ? Des projets ! Début d’année très tranquille avec le cross pompiers en février puis le semi de Nuits Saint Georges en accompagnateur en mars. Je pense commencer doucement un vrai travail de VMA au printemps pour enclencher ensuite le plan adéquat du marathon prévu en septembre avec comme objectif : passer sous les 3 heures. J’ai 14 minutes à gagner sur mon temps de référence, pas si simple… Mais je ne peux plus courir sans but…

Bonne année.

Astreinte, contrainte, crainte : je feinte !

22 décembre, 2009 par claude

Pas vraiment le temps de courir ces temps-ci et cela me pèse. Boulot (enfin en congés depuis ce soir), météo (pas mal de neige) et bombeiro (ça c’est pour la rime). Semaine de garde avec quelques interventions sympas et le bip qui sonne juste quand j’ai chaussé les runnings et que j’attends impatiemment 5h59 pour me barrer courir…, rageant !

Bref. Je compte bien profiter des vacances pour faire le plein de kilomètres. Depuis la SaintéLyon j’ai levé le pied et je ressens comme un manque. De plus l’arrêt du tabac me rend inquiet quant à une éventuelle prise de poids (2 kg pour le moment), mais je tiens bon !

Je m’en vais de ce pas réfléchir au menu du réveillon, plein de graisse, d’alcool, de sucre.. Menu de nanti en quelque sorte ! Alors je m’achète la revue qui va bien, je positive, me fixe des projets de courses histoire de me rassurer. Et je trinque à votre santé, whisky à la main : Joyeux Noël !

SaintéLyon (suite)

8 décembre, 2009 par claude

Quelques documents sur ma course, histoire d'illustrer les propos de l'article précédent…

saintlyon2009.jpg Ma tête à l'arrivée, le slogan ne reflète pas forcément la réalité…

diplomesaintelyon.pdf

tempsdepassagessaintlyon.doc

SaintéLyon 2009

6 décembre, 2009 par claude

Une course hors norme, voilà comment je pourrais qualifier cette expérience. Après avoir récupéré nos dossards dans l’après-midi et s’être remplis de pâtes et de viande blanche nous voilà partis pour St Etienne, les cousins, le frangin et moi. Commence l’attente du départ dans le parc des expositions, il y a foule, 10000 participants cette année entre les raids solos et les relais.

Les Escargots (c’est le nom de leur équipe) s’organisent de leur côté, les relais partent à 1 heure du matin, pour ma part je me positionne vers 23h40 sur la ligne de départ. Nous sommes 4500 à tenter l’aventure en solitaire. Minuit pile c’est parti sur une musique de U2 histoire de nous motiver. Les premiers kilomètres sont sans intérêt dans les faubourgs de St Etienne. Au bout de 8 bornes nous passons aux choses sérieuses : montée très raide dans la boue. J’ai eu la bonne idée de m’équiper en pneus slicks : mes asics habituelles. Du coup je vais passer mon temps à jouer les équilibristes à la faible lueur de ma frontale dont la lumière blanchâtre écrase les reliefs, je manque de finir les 4 fers en l’air plusieurs fois dans la nuit et j’enrage régulièrement.

Passage à St Christo en 1h35 pour 16 bornes, les cousins et le frangin me repèrent et m’encouragent, je les préviens que le terrain est très gras puis je poursuis. Ca continue de monter, passages de marche obligatoires. Je rallie Ste Catherine (km 28) en 2h40, je pointe à la 1352èmeplace. Je ne m’attarde pas au ravitaillement, je guette la présence des Escargots, personne, je repars. Les jambes commencent à tirer sérieusement, les godasses sont pleines de terre dedans comme dehors, tout va bien. La portion qui me mène à Soucieu-en-Jarrest me paraît interminable, les douleurs se font de plus en plus présentes, je suis inquiet. Je commence à comparer cette course aux 100 km de Millau : beaucoup plus technique, moins longue certes mais très exigeante au niveau cardiaque, elle nécessite une attention de tous les instants qui finit par user le bédouin. Enfin la descente sur Soucieu prend fin : ravito éclair, toujours pas de famille, je m’étonne. Je m’élance pour le dernier tronçon (482èmeau général !). Il me reste 23 km à parcourir, je me dis que cela va être dur et en même temps je me surprends à calculer le temps réalisable (on ne se refait pas). Commence alors un véritable combat : je lutte dans les descentes, je marche dans les montées les plus raides, je fonce (enfin j’essaye) sur les replats. Les lueurs de Lyon se font de plus en plus nettes, ça me motive. Je sais qu’il me reste la difficulté qui tue : la côte de Beaunant, je me résigne calmement et je monte à ma pogne en marchant. J’en profite pour téléphoner à mon frère, il hallucine quand il apprend où je me trouve, j’ai quasiment 1 heure d’avance sur mon plan de course et donc sur ma cousine qui fait le dernier relais de leur équipe. J’avoue que cela me met du baume au cœur sur le coup, je relance la machine. Enfin la descente sur Lyon, c’est magnifique. Dernière surprise de la part des organisateurs : la « nouveauté 2009 » : une remontée sur Fourvière, un véritable mur qui oblige tous les coureurs à marcher au pas, heureusement elle est courte. Ultime descente raide sur Bellecour, les cuisses m’implorent d’arrêter. Passage de la Saône et du Rhône puis ligne droite interminable le long des quais, je sais dorénavant que je vais faire un bon temps, je double du monde, je renais littéralement. J’entre dans le superbe parc illuminé la gorge nouée (comme à la fin de chacune de mes grosses épreuves), je franchis le portique dans le palais des sports (à nouveau sur du U2) en 7h09, classé 319ème! Le bonheur ! J’ai mérité ma « SaintéLyon d’argent ». Mais j’en ai bavé je le reconnais, gros objectif mine de rien 2 mois après Millau. On va calmer la bête dorénavant. L’équipe des Escargots franchit la ligne en 7h00 tout pile (à la seconde près), belle perf’ de leur part.

Et maintenant ??? Repos ! Enfin petits footings tranquilles jusqu’à la fin de l’année, ça ira bien.

PS: je joins le tracé sous Google Earth de ma course :

SaintéLyon 2009

 

Check-list

5 décembre, 2009 par claude

Bon j'ai bien tout ?? Frontale ? ok. Bidons ? ok. Couverture de survie ? ok. Motivation ? Bof… Beaucoup moins que pour Millau. Peut-être un peu de fatigue accumulée tout au long de l'année avec ces plans d'entraînement à répétition. Enfin je ne vais pas me plaindre, personne ne m'a forcé après tout ! Un bon repas bien riche à midi puis départ pour les Monts du Lyonnais. Je vais tout faire pour dormir en voiture en prévision de la nuit blanche qui s'annonce. Les dernières prévisions météo ne sont pas trop mauvaises : couvert mais pas de pluie, du 5-6 degrés dans la nuit, l'idéal. Je redoute par contre le terrain qui risque d'être bien gras par endroit et donc piégeux.

Pronostic ?? Je balance un “8 heures” sur la table ! (en sachant que sur une épreuve comme ça tout peut arriver, donc le bluff compte !). Petit récit demain soir si tout va bien sinon lundi.

Equipement

1 décembre, 2009 par claude

Ça se précise. Encore 5 jours et je tape à nouveau dans le dur. La grippe est derrière moi, j'aurais zappé deux séances, rien de dramatique. Je suis actuellement en pleine phase de réflexion concernant mon équipement pour la SaintéLyon. Il est grand temps me direz-vous ! J'ai investi dans un camel-bag, deux essais vraiment pas concluants, ça ballote, ça fait du bruit, ça serre… Pas adapté je trouve. Je vais garder ma ceinture porte-bidons. L'inconvénient : je ne pourrais pas emporter de vêtements de rechange secs, pourvu qu'il ne pleuve pas (du moins pas trop !). J'ai une lampe frontale mais vieillissante et qui pèse lourd, je vais investir dans un modèle plus récent. Sinon les organisateurs préconisent un collant, je cours toujours en short mais je vais me plier à leurs recommandations, j'ai un fuseau d'été bien léger qui devrait faire l'affaire. Gants, couverture de survie, sifflet, portable…. où vais-je mettre tout ça ??? Si ça continue je vais me délester sur l'équipe des “cousins-frangin” qui courent en relais à 4 !

Grippe A ?

24 novembre, 2009 par claude

C’est la question. Le fait est que je suis sur le flanc. Mon médecin me prescrit plusieurs jours de repos, pas de test pour savoir si c’est la saisonnière ou l’autre, apparemment ça coûte trop cher… De toute façon le traitement reste le même : isolement, hygiène +++ (solution hydro-alcoolique à foison et masques) et repos. Il émet des doutes concernant ma participation à la SaintéLyon, je garde le sourire, j’ai connu ce genre d’atermoiements cet été en préparant Millau. Encore quelques séances zappées mais le fond est là.

Bref : restons zen et apprécions le paracétamol !

L’Express de 6h45

18 novembre, 2009 par claude

Une séance tonique à tous points de vue ce matin. 8 enchaînements à 85% après un échauffement de 30 minutes pour une sortie de 19 bornes entre nuit, brouillard et jour naissant. C’est dans la cinquième série que je manque de me jeter sous le train. Je suis en pleine accélération, les sensations sont bonnes, le regard loin devant. Je ne vois arriver le convoi qu’au tout dernier moment : une grosse locomotive noire suivie de 10 wagons marrons qui me coupent la route à 5 mètres à peine. Je me dis que je devrais emmener mon fusil parfois, j’aurais fait un carton ce matin… Et pourtant ça court vite un sanglier !

J’arrête…

16 novembre, 2009 par claude

… la clope. Ras le bol du tabac, je stoppe (du moins j’essaye). Pas de cigarette depuis 3 jours, ça se passe plutôt bien pour le moment. Je profite en fait de mon plan SaintéLyon avec ses 4 sorties hebdomadaires plus ou moins longues et intensives pour tenter de franchir le pas.

Et puis fumer et courir sont deux choses qui ne sont pas tout à fait compatibles me semble-t-il. Comme le suggère si bien mon fournisseur préféré de chaussures : Anima Sana In Corpore Sano… Enfin pour les autres petits vices je me tolère encore des écarts, faut pas déconner !

Début de 7ème semaine de préparation par une bonne séance d’une heure et demi sous la flotte ce matin, avec des fractionnés. Je rentre trempé, il faut dire qu’il fait nuit noire et du coup je ne vois pas venir les flaques d’eau et de boue sur le chemin. 100% esprit trail, que du bonheur !!!

Teasing

8 novembre, 2009 par claude

Un petit docu sur la SaintéLyon, son histoire et son ambiance si particulière, dans le but de se donner envie :

The beat goes on

27 octobre, 2009 par claude

J'ai dépassé ce matin le kilométrage de 2008. En cumulé 2029 km, et encore deux bons mois à venir. L'essentiel réside dans le fait que les sensations sont bonnes, j'attaque ma quatrième semaine du plan d'entraînement pour la SaintéLyon, le travail des fractionnés se passe bien pour le moment. La seule difficulté : arriver à trouver des créneaux pour effectuer les sorties longues, étant donné l'emploi du temps professionnel bien chargé ces temps-ci. Ca devrait aller mieux d'ici 15 jours.

J'ai retrouvé quelques photos de Millau avec ma sale tronche à l'arrivée… Je vous laisse apprécier.

millau50mekm.jpg millauarrive.jpg imgp4875.jpg imgp4874.jpg imgp4873.jpg

Roulez bourrés

19 octobre, 2009 par claude

C’est dur à suivre un plan d’entraînement. Surtout quand ça caille et qu’il fait nuit. Surtout quand la fatigue s’accumule. Surtout quand le week-end a été exténuant… Chasse hier à domicile avec mon beau-père, travail de l’endurance avec la dive bouteille (et pourtant on continue à tirer droit !). Donc réveil très difficile ce matin à 5h20 pour la première séance de ma troisième semaine du plan « SaintéLyon ». Pluie d’étoiles filantes, magnifique spectacle qui ne saurait faire oublier le vent du Nord, le fait d’avoir oublier les gants et de devoir distiller les derniers milligrammes de CH3-CH2-OH (alcool éthylique). J’ai recommencé à bosser les fractionnés, les muscles suivent c’est rassurant. Je me suis promis de faire relâche après le 6 décembre, afin de finir l’année sereinement avec 3 petites sorties hebdomadaires, histoire de s’entretenir.

Projet (s)

13 octobre, 2009 par claude

Je suis bien remis de Millau, très bien même. J'ai recouru au bout de 4 jours sans problème (quelques douleurs musculaires mais sans plus). Tout juste le temps de me dire que je pourrais éventuellement finir l'année sur un autre ultra… Une course me tente depuis longtemps, j'ai eu la chance de la faire en relais à quatre il y a deux ans et je suis attiré par la formule solo. Je veux parler de la SaintéLyon : http://www.saintelyon.com/course-raid-nocturne/ . Et me voilà reparti dans un plan d'entraînement (4 sorties par semaine ça ira bien). 69 km dans les Monts du Lyonnais de nuit (arrivée au petit jour si tout va bien). Les sorties mi-longues à longues se font donc sous les étoiles pour la plupart avec des levers assez tôt en semaine. Quand on aime on ne compte pas.

Plus de posts journaliers ou presque sur ce blog, un petit mot d'humeur de temps en temps et ça sera suffisant. D'autre part si les amis veulent intervenir je peux l'ouvrir à d'éventuels co-auteurs avec plaisir (doucement sur les délires Father Krüger !…)

J'ai noté avec une immense satisfaction que Damien compte s'attaquer au semi-marathon de Nuits-St-Georges en mars prochain, cela sera un vrai plaisir de courir à ses côtés (à moi de le coacher !?).

Images et son

4 octobre, 2009 par claude

Voici l'excellent montage vidéo fait par Damien de notre aventure à Millau :

100 km de Millau

27 septembre, 2009 par claude

Comment débuter le compte-rendu d’une telle course ? Les temps forts sont si nombreux !

Départ pour Millau vendredi après-midi, nous arrivons vers 19h30, je file avec Damien (mon suiveur) récupérer mon dossard et m’imprégner de l’ambiance, tout cela est bien sympathique, la pression monte. La nuit est courte dans le gîte, je cogite entre 2h et 6h du matin. Debout à 6h30, une bonne assiette de pâtes et jambon, café, de l’eau en quantité puis départ pour le Parc de la Victoire. Damien part pour rejoindre la zone vélo située à 6 km de la ligne. Je ronge mon frein, il fait frais. Enfin nous commençons le défilé derrière la fanfare locale pour rejoindre la ligne de départ. Pan ! C’est parti. 2000 coureurs s’élancent (1700 sur le 100 bornes, 300 sur le marathon). D’entrée je me cale sur le rythme prévu, je me fais énormément doubler, je ne réagis surtout pas. Première partie dans de superbes paysages le long du Tarn, c’est plat. Je rejoins Damien, tout va bien, les sensations sont excellentes. Passage au semi puis retour sur Millau sur des routes un peu plus vallonnées. Je ne m’arrête à aucun ravitaillement, mon beau-frère s’en charge et commence son long travail de coaching en me faisant boire et manger très régulièrement. J’ai eu la petite prétention d’annoncer la veille au soir à la famille que je serai de retour à la salle des fêtes pour le marathon à 14h02 !! Et j’arrive à … 14h02, précision métronomique… Du 10,5 km/h tout juste, je suis satisfait. Un petit signe en passant, je ne m’arrête pas. Je pointe à cet instant à la 253ème place.

Je commence à me faire du souci : j’ai déjà les cuisses raides, des douleurs bien présentes dans les jambes. Le passage en ville est désagréable, la circulation n’est pas coupée, il faut faire avec. Quelques kilomètres plus loin j’ai le viaduc en point de mire et là surprise ! La première vraie difficulté du jour : une côte très raide en ligne droite de 2,5 km. Damien m’encourage à prendre un gel « coup de fouet », je m’exécute et je ne vais pas le regretter, d’ailleurs dorénavant je suis complètement sous ses ordres et son emprise : il pense, m’encourage, il est la tête, je suis les jambes. J’avale la bosse sans trop de problème par contre je souffre le martyr dans la descente qui suit, mes appuis ne sont pas bons, je lève trop les cuisses et je me tasse. Damien m’observe et me conseille, j’allonge, me sert de mes bras et ça va mieux. Nous passons le panneau des 50 bornes, j’éprouve un mélange de fierté et d’appréhension : encore autant et le menu sera tout différent désormais. A partir de ce point là je m’arrête à tous les ravitaillements, et Dieu sait que je les attends ces petits havres de paix ! Nous arrivons à St Rome et nous lançons dans la longue montée en direction de Tiergues. Premiers passages obligatoires de marche, c’est vraiment raide. Au sommet nous basculons en direction de Saint-Affrique. La descente est interminable, enfin le village ! Nous en faisons le tour, c’est long… Arrêt de 3-4 minutes, boisson, bananes, gel et je redémarre. Je dois reconnaître que j’ai ressenti là un vrai coup de blues. Le problème maintenant c’est qu’il faut rentrer, encore 30 km et je connais la route… (je suis 208ème au classement général). La côte de Tiergues retour (la légende de Millau) se passe relativement bien, quelques passages de marche mais je m’accroche. Les bornes kilométriques sont espacées de 5 km, c’est bien car je ne cogite pas trop mais que c’est long 5 km quand on attend le prochain chiffre ! Descente sur St Rome et là je m’applique du mieux que je peux pour bien allonger la foulée, c’est payant : 11,5 km/h de moyenne sans augmenter trop la douleur. Je n’ai de toute façon plus de jambes mais deux bouts de bois en guise de membres inférieurs.

Replat à St Georges de Luzençon avant la prochaine difficulté tant redoutée : la remontée jusqu’au viaduc. Mon coach fait toujours son travail à merveille, il m’encourage et ce même quand je m’arrête de courir. Il me filme, fais le zouave… mais il sent que j’en bave vraiment désormais, ses conseils se font de plus en plus techniques et précis. Je vis alors une sorte de renaissance, je fais quasiment toute la montée en courant, je n’ai qu’une obsession : le viaduc. Nous passons la marque des 90 kilomètres et instinctivement je regarde ma montre : les 11 heures sont peut-être jouables. Damien me fait des remontrances : on s’en tape du chrono !! Oui mais bon… si en plus je pouvais accrocher ce temps… Descente terrible après le viaduc, j’allonge toujours, je double du monde. Nous avons à ce moment là une pensée émue pour les participants que nous croisons : ils n’ont fait que la moitié du trajet et il fait nuit ! Je ne les envie pas !

La suite (et la fin) se fait au mental. Entre le 95ème et le 98ème je cogite énormément, je rattrape les meneurs d’allures « 11 heures », je les double, je dois courir à 12 km/h environ ! Damien ne cesse de m’invectiver, me bouscule positivement. Je n’arrête pas de regarder mon chronomètre, ça va le faire ! En passant la borne 98 je lui demande une dernière fois à boire, je pense que c’est plus psychologique qu’autre chose, puis je repars, je fonce ! Les badauds nous encouragent, je suis ailleurs, c’est irréel. C’est au 99ème km que je craque (il faut bien au moins une fois non ?).

Je me mets à chialer, souffle court, je remercie mon Damien pour tout ce qu’il a fait pour moi, lui dit que sans lui cette expérience n’aurait pu avoir lieu. Un passant me lance gentiment : « craque pas mon gars, t’es arrivé, bravo ! ».

Je quitte Damien à l’entrée du parc, la famille m’attend pour la dernière ligne droite, mes loulous passent les barrières et courent les derniers 100 mètres avec moi, quelques secondes d’un bonheur sans nom, des larmes plein les yeux. Ils me laissent rentrer dans la salle et je gravis le fameux promontoire métallique avec des étoiles dans les yeux. 10h57. 181ème au classement général. Je suis hagard, je vacille. On me donne de suite mon diplôme et je me traîne vers le dernier ravitaillement de la journée. C’est fait. C’est fait !!!

Bonheur, souffrance, humilité, patience, souffrance encore. Quelle épreuve !

MERCI :

Un paragraphe obligatoire pour les remerciements qui s’imposent tout naturellement.

-          Merci Damien, sans toi pas de Millau, tu es un coach hors norme et c’est vraiment la réussite d’un binôme dans cette course. Toujours les mots justes, la logistique irréprochable, le top !

-          Merci Sophie d’avoir supporté mes humeurs, mon emploi du temps, d’avoir toujours cru en moi, même dans les moments de doute cet été.

-          Merci Jacques pour ton investissement de la première heure, tes petits soucis t’ont empêché de m’accompagner à Millau mais qui dit que ça ne se refera pas ?

-          Merci à mes beaux parents pour leur soutien et leur accompagnement physique et moral durant ce week-end, ce fut très réconfortant.

-          Merci Pater pour tes sels minéraux si efficaces surtout par temps chaud.

-          Merci à tous les amis qui m’ont lu, envoyé des commentaires sur ce blog (mention spéciale à Father Kruger, alias Grogoron, alias Franck Dux pour ses tirades toujours bien senties et si justes)

-          Merci enfin à mon surpoids de début d’année 2004. Sans lui je n’aurais peut-être jamais commencé la course à pied par ces petites sorties de 4 km dont j’étais si fier…

A vos marques, prêts ? Partez !!

25 septembre, 2009 par claude

Un dernier post pour la route (pour le verre on verra ça samedi soir). Dans les starting blocks, la course dans la tête environ 23h/24. Départ en début d’après-midi pour l’Aveyron, nous rejoignons Damien sur la route, arrivée prévue vers 19 heures. Retrait du dossard puis soirée tranquille en gîte. Demain debout vers 6h30 maxi pour manger une bonne plâtrée de pâtes et boire 1,5 litre de flotte, généralement ça me réussit. J’ai repris 1 kilo dans la semaine, c’est toujours ça. La météo nous prédit 10°C le matin et 24°C l’après-midi, chaud pour courir !! Il va falloir soigner l’hydratation.

Pas de pronostic de temps, j’y vais avec l’objectif de finir, si en plus de ça ma performance est honorable alors ça sera la cerise sur le gâteau (et double ration de champagne). Prochain message dimanche soir ou lundi, pas d’internet ce week-end et c’est tant mieux !!